L’heure
des ateliers techniques a sonné. Des groupes compacts se dirigent dans le
brouhaha vers les espaces réservés aux exposés d’experts. Le thème de l’événement
médiatique est la gestion de l’eau, aussi les salles aménagées dans l’immense pavillon
du parc des expositions sont-elles affublées de noms de mers et de fleuves :
Atlantique, Méditerranée, Baltique, Tamise, Nil, etc.
Égaré,
un homme de l’Ouest extrême est bientôt rassuré par le panneau annonçant le
stand que je tiens. C’est une sorte de consulat informel de son bout de pays à
250 km de son port d’attache. Confiant, il m’aborde, énonce l’intitulé de l’exposé qui
l’intéresse et me demande de lui indiquer l’endroit où il est présenté. Je
m’entends lui répondre posément : « salle Titanic ! ». Je
précise même, joignant le geste à la parole : « la salle Titanic se
trouve par là ! » Il me remercie et s’empresse de suivre quelques
retardataires. J’essaie aussitôt, mais sans succès, de le rattraper, car ce « Titanic »
réitéré est un lapsus, il n’existe pas. Je voulais bien sûr dire
« Tamise »…
Dr
Freud, pourquoi cette allusion répétée de mon inconscient au naufrage des naufrages ?
Je crois que je le sais… et je le garderai pour moi. Courage, le canot de
sauvetage est paré, il reste à ramer.
Ça arrive de plus en plus de nos jours. S'il est question d'aller sur la mer, je ramerrai à tes côtės;) cristina
RépondreSupprimerSouquez ferme ! (en langage de marin, ça veut dire qu'il faut tirer avec force sur les avirons).
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