samedi 28 février 2015

Lapsus linguae atlanticus



L’heure des ateliers techniques a sonné. Des groupes compacts se dirigent dans le brouhaha vers les espaces réservés aux exposés d’experts. Le thème de l’événement médiatique est la gestion de l’eau, aussi les salles aménagées dans l’immense pavillon du parc des expositions sont-elles affublées de noms de mers et de fleuves : Atlantique, Méditerranée, Baltique, Tamise,  Nil, etc.
Égaré, un homme de l’Ouest extrême est bientôt rassuré par le panneau annonçant le stand que je tiens. C’est une sorte de consulat informel de son bout de pays à 250 km de son port d’attache. Confiant, il m’aborde, énonce l’intitulé de l’exposé qui l’intéresse et me demande de lui indiquer l’endroit où il est présenté. Je m’entends lui répondre posément : « salle Titanic ! ». Je précise même, joignant le geste à la parole : « la salle Titanic se trouve par là ! » Il me remercie et s’empresse de suivre quelques retardataires. J’essaie aussitôt, mais sans succès, de le rattraper, car ce « Titanic » réitéré est un lapsus, il n’existe pas. Je voulais bien sûr dire « Tamise »…

Dr Freud, pourquoi cette allusion répétée de mon inconscient au naufrage des naufrages ? Je crois que je le sais… et je le garderai pour moi. Courage, le canot de sauvetage est paré, il reste à ramer.

2 commentaires:

  1. Ça arrive de plus en plus de nos jours. S'il est question d'aller sur la mer, je ramerrai à tes côtės;) cristina

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  2. Souquez ferme ! (en langage de marin, ça veut dire qu'il faut tirer avec force sur les avirons).

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