mercredi 13 juillet 2016

La mer en partage



Le premier jour -il y en aura 7 au total- du grand rendez-vous des amoureux de la mer et des bateaux traditionnels s'achève. Quant à moi, j'attendrai le lundi 18 juillet pour m'y rendre et participer à l'animation d'un stand sur les quais, au cœur de la fête.

Ce lundi soir-là, cherchez donc l'animation de l'apéritif bilingue (breton - français) "LA MER, AR MOR", vous m'y trouverez. Il n'y a pas si longtemps, toute la vie littorale de l'ouest de la Bretagne se déroulait en langue bretonne. Pour que les noms de nos caps, anses, îles... conservent leur sens, pour que les mots de la mer transmis au cours des siècles ne soient pas victimes de l'uniformisation du monde, venez vous initier au vocabulaire breton du littoral, tout en dégustant du bon cidre.

Après l'apéritif, je compte bien passer au Village du Portugal pour trouver quelque chose à manger, il serait étonnant qu'il n'y ait pas là-bas un peu de bacalhau...

dimanche 8 mai 2016

Paranoïa en forêt

Me baladant en forêt, je suis tombé sur un forum improvisé, par panneau signalétique interposé :




Bien que réprouvant généralement les graffitis ailleurs que sur les panneaux publicitaires qui nous gâchent la vue et nous bourrent le mou, je suis d'accord avec la réponse donnée au complotiste des bois qui pense que la vapeur d'eau tue.

Je ne supporte plus les délires complotistes de tout poil que répandent le net et des médias sensationnalistes sans scrupules qui cherchent à faire de l'audience à tout prix. Des gogos, des esprits faibles, des personnes désorientées par les accidents de la vie en perdent le peu de sérénité qui pourrait leur rester et rendent l'existence difficile à leurs proches (je suis hélas bien placé pour le savoir).

lundi 18 avril 2016

Vert et autres couleurs

Ce soir, pour la première fois de l'année, j'ai vu le rayon vert. Toutes les conditions étaient réunies, un ciel sans nuages, un horizon net, comme coupé au couteau, un soleil de sang, c'était imparable. Pourtant on doute toujours jusqu'au dernier moment. Sera-t-il au rendez-vous? Un nuage inattendu nous en privera-t-il à la dernière seconde?  Joie enfantine à déguster à l’œil nu, sans jumelles ni lentille d'aucune sorte.

Trop longtemps nourris de gris, mes yeux ont pu faire le plein de couleurs aujourd'hui.  Par exemple, ce toit d'une ancienne conserverie a longuement arrêté mon regard : 



mercredi 23 mars 2016

Fraternité !

Les "bas de plafond" qui pratiquent l'amalgame, les égarés qui ne sont pas loin de se laisser tenter par les sirènes de la xénophobie et du racisme devraient lire ce texte d'Ismaïl Saïdi publié aujourd'hui par le quotidien bruxellois Le Soir :

« Pourquoi les musulmans ne descendent pas en masse dans la rue pour condamner ? »
Parce que nous sommes en train de conduire les taxis qui ramènent gratuitement la population chez elle depuis hier…
Parce que nous sommes en train de soigner les blessés dans les hôpitaux…
Parce que nous conduisons les ambulances qui filent comme des étoiles sur nos routes pour essayer de sauver ce qu’il reste de vie en nous…
Parce que nous sommes à la réception des hôtels qui accueillent les badauds gratuitement depuis hier…
Parce que nous conduisons les bus, les trams et les métros afin que la vie continue, même blessée…
Parce que nous sommes toujours à la recherche des criminels sous notre habit de policier, d’enquêteur, de magistrat…
Parce que nous pleurons nos disparus, aussi…
Parce que nous ne sommes pas plus épargnés…
Parce que nous sommes doublement, triplement meurtris…
Parce qu’une même croyance a engendré le bourreau et la victime…
Parce que nous sommes groggy, perdus et que nous essayons de comprendre…
Parce que nous avons passé la nuit sur le pas de notre porte à attendre un être qui ne reviendra plus…
Parce que nous comptons nos morts…
Parce que nous sommes en deuil…

Le reste n’est que silence… »

Un texte à faire circuler.

mardi 23 février 2016

mardi 9 février 2016

Imogen, ça suffit !


En ce moment-même (13h30) : des rafales de 135 km/h balaient la pointe... C'est reparti pour un tour.
J'ai l'impression que toutes les ardoises du toit vont s'envoler et que mes sinus vont exploser. Imogen, ça suffit !



Le mur nous protégera-t-il longtemps? Au pays d'Ys il est légitime de se poser la question.

dimanche 3 janvier 2016

Spoum

L'année a commencé par une tempête. Le déferlement ininterrompu des vagues, les fortes rafales d'ouest ont, une fois encore, alimenté la fabrique à mousse.


SPOUM : écume, mousse en breton (du latin spuma)






La barbe à papa salée s'accumule dans la bien nommée Rue des Embruns...






Les curieux s'émerveillent devant cet ersatz de neige qui s'empare du port...




Mais tous sont-ils raisonnables?


On ne la fait pas aux cormorans qui viennent se sécher en un lieu épargné...