dimanche 23 août 2015

Pelec'h emaon? Où suis-je?


De nouveaux repères à prendre... Pour rejoindre la grand route et filer vers la ville où m'attend le travail, je dois dépasser "le chemin profond" (Karrhent Don), "le bout du ruisseau" (Penn ar Voëz) et ne pas oublier de tourner à 90° en direction de Kerlogan (j'ai encore tendance à continuer vers."le village du marais", Kervern).



De ma fenêtre, je vois désormais une crête du Menez Du (les Montagnes Noires), la "montagne" de Laz, une colline à vrai dire, qui culmine à 264 m.


J'ai essayé de me faire aux distractions locales :


Il y a eu deux gagnants cette année, la vache du destin a lâché la bouse de la fortune sur le trait séparant deux des cases tracées sur la prairie...

La mer me manque déjà. Je préfère la sardine à la bouse :


Elle est à moins d'une heure de route, ça devrait aller!

dimanche 5 juillet 2015

Essa é minha praia (chanson connue)



Sable blanc (toujours), tamaris et oyats, eau bleue (et verte et grise), ciel d'azur (pas exclusivement, profitons-en): un retour aux joies de l'enfance.

Et, comme elle est filmée, ma plage, on peut choisir le meilleur moment pour y aller.
Big Brother n'étant pas mon copain et, par ailleurs, n'ayant pas spécialement d'appétence pour Dog TV (la télévision pour les chiens), je craignais le pire. Mais non, le traitement de l'image est tel que l'intimité des personnages aperçus est préservée. Et le jeu des marées sur ce sable mille fois foulé -et pourtant toujours attirant- est un antidote à la morosité.

mercredi 1 juillet 2015

Pollution en direct

Ce matin le Froud ressemblait aux rivières de Canaan, "terre où coulent le lait et le miel".
Une laiterie industrielle située en amont aurait-elle subi une avarie?

Eh bien non... Un hypermarché tout juste repeint a été lessivé par des pluies d'orage. Voilà le résultat.

lundi 22 juin 2015

Un Jonas raté

Je me croyais sauvé, recraché sur le rivage par le monstre marin.


Mais il m'a ravalé...


samedi 6 juin 2015

Pourpre



Dans le collines, la vedette du moment est la digitale, la fleur annonciatrice de l'été.




Depuis la nuit des temps, des générations d'enfants ont spontanément enfilé leurs doigts dans ces belles fleurs pourpres, d'où leur nom en bien des langues : digitales, fox gloves, Fingerhütte, etc.



En breton, elle s'appelle beskennoù an Itron-Varia (dés de Sainte-Marie) ou, plus communément, brulu.
Une expression imagée pour se débarrasser de quelqu'un, pour l'envoyer "se faire voir ailleurs" : kae da strakal brulu war Menez Are! (va faire claquer les digitales dans les monts d'Arrée!) En effet, un autre jeu d'enfants consiste (consistait?) à gonfler une fleur de digitale avec sa bouche, d'en fermer l'orifice aussitôt et, d'un coup sec, de faire éclater l'objet. D'où son nom de pétard, clapet, craquerolle, pétereau, etc. dans certaines campagnes de France et pour la même raison croques, estallones en Espagne.

La langue sœur du breton, le gallois, utilise un mot proche, briallu, pour désigner une toute autre fleur, la primevère.


samedi 23 mai 2015

Jaune

Mai et juin voient la prolifération de la ravenelle maritime, Raphanus raphanistrum ssp. maritimus, un radis sauvage qui met du jaune sur les dunes.